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BUSINESS IN IRAN

IRAN, A SLOW RESURRECTION

Business en Iran : Le cabinet d’avocats français SRDB a ouvert un bureau à Téhéran. Il estime que “beaucoup de domaines sont propices à l’investissement en Iran. Notamment l’énergie, l’industrie, les mines et la sidérurgie, les télécoms, les services urbains, le tourisme ou encore la cosmétique”.

La levée partielle des sanctions a desserré l’étau qui étranglait l’économie. Cependant le redressement prendra du temps. Le faible prix du baril de pétrole et la limitation des exportations handicapent le pays. Et les Américains hésitent encore à investir.

Business en Iran

Business en Iran : l’Iran va-t-il reprendre la place qui lui revient dans les échanges internationaux?

Depuis le 16 janvier 2016, Européens et Américains ont officiellement commencé à lever les sanctions économiques qui pesaient sur le pays. Ceci conformément aux engagements pris lors de la signature de l’accord de Vienne, le 15 juillet 2015. Certains secteurs restent soumis à embargo (le matériel militaire et nucléaire). Mais les investisseurs étrangers peuvent théoriquement à nouveau financer des entreprises locales. Et aussi répondre à des appels d’offres ou ouvrir des filiales. Les avoirs iraniens gelés à l’étranger, estimés à plus de 100 milliards d’euros, sont progressivement débloqués. Et Téhéran peut reprendre la place éminente qui lui revient sur les marchés pétrolier et gazier. On l’a parfois oublié mais le pays détient 11% des réserves mondiales de pétrole et 16% de celles de gaz.

Tout devrait donc aller pour le mieux, et d’ailleurs le taux de croissance grimpe en flèche. Encore négative en 2015 (-2 %), révolution du produit intérieur brut est repartie à la hausse en 2016 (+ 4,5%). Elle devrait accélérer encore en 2017, à 5,2%. Le tourisme, en particulier, a redémarré d’autant plus vite qu’il s’effondrait en Égypte et dans une bonne partie du Moyen-Orient. Autre indicateur encourageant : l’inflation, ramenée à 8%. C’est encore trop, certes, mais en 2013 on dépassait les 40%.

Business en Iran : une main-d’œuvre qualifiée

Les exportations d’hydrocarbures ont repris. Mais ils ne génèrent pas encore autant de bénéfices que le pays aurait pu l’espérer. Le cours du baril de brut reste bas. Et même si l’Iran a obtenu de bénéficier de certains dérogations, il subit les conséquences de la décision de limiter les exportations à 32,5 millions de barils par jour prise en novembre 2016 par les membres de l’Opep. Autre handicap : l’Iran n’exporte pour l’instant que des matières premières non transformées. Ce faute d’avoir reconstruit les raffineries détruites pendant la guerre avec l’Irak.

Mais cela pourrait changer rapidement. Déjà, une trentaine de compagnies européennes et asiatiques ont été sélectionnées pour participer au développement du secteur. Shell, Schlumberger, ENI, Gazprom, Lukoil et Mitsubishi ont notamment été choisis. Tandis que Total a pris tout le monde de vitesse en signant un contrat de 4,5 milliards d’euros pour exploiter le grand champ gazier South Pars, dans le golfe Persique.

Business en Iran : Un intérêt des compagnies étrangères loin de se limiter au secteur énergétique

Avec la levée des sanctions, c’est un marché potentiel de 80 millions de personnes qui s’ouvre à nouveau. Et où toutes les infrastructures ou presque sont à rénover. La main- d’œuvre locale a la réputation d’être bien formée. 500 000 diplômés sortent chaque année de l’enseignement supérieur et les autorités ont tout intérêt à encourager la création d’activité. Fût-elle le fait d’acteurs étrangers. Effectivement, officiellement affiché à 11%, le taux de chômage flirte plus sûrement avec les 20%.

Business en Iran : Le cabinet d’avocats français SRDB a ouvert un bureau à Téhéran

Selon le cabinet d’avocats, «beaucoup de domaines sont propices à l’investissement en Iran. Notamment l’énergie, l’industrie, les mines et la sidérurgie, les télécoms, les services urbains, le tourisme ou encore la cosmétique». Le contexte réglementaire, lui aussi, est relativement favorable : en 2002, l’Iran a adopté un Foreign Investment Promotion and Protection Act qui sécurise les investissements étrangers sur son sol et, contrairement à nombre de pays émergents, aucune loi n’y impose aux sociétés venues de l’extérieur de s’associer à un acteur local pour lancer leur activité. Une multinationale peut ainsi ouvrir une filiale en Iran et en contrôler la totalité du capital, si elle le désire.

De nombreux marchés publics sont également à prendre. Et, comme dans les autres secteurs, ce sont essentiellement des entreprises européennes et chinoises qui, pour l’heure, y répondent. Les secondes ayant l’avantage de proposer, en plus de leurs services, le financement des projets. Quant aux importations de produits étrangers, elles sont passées de 52,4 à 66,3 milliards de dollars entre 2015 et 2017. Principalement au bénéfice d’entreprises allemandes, françaises, italiennes et britanniques.

Business en Iran : un climat d’incertitude

Les grands absents restent donc, pour l’heure, les Américains. Seul I % des produits importés en Iran le sont des États- unis. Et les grandes multinationales ne se précipitent pas pour participer à la remise à niveau des infrastructures locales. Certes, officiellement les sanctions sont en grande partie levées. Mais l’attitude de l’administration Trump à l’égard de l’Iran alimente une incertitude peu propice aux investissements.

Pour le président américain, l’accord sur le nucléaire reste « la pire affaire jamais négociée ». Et l’Iran « le plus grand soutien du terrorisme mondial ». En février 2017, de nouvelles sanctions ont été imposées. Le pays était accusé de développer un programme de missiles balistiques en violation de ses engagements. Il faut également avoir à l’esprit le fait que l’allègement des sanctions est une mesure provisoire. Et qu’aux États-Unis, elle doit être reconduite régulièrement (tous les 120 ou 180 jours, selon les cas). Si l’envie lui prenait, Donald Trump n’aurait donc même pas besoin de dénoncer bruyamment l’accord. Il lui suffirait de ne pas reconduire les mesures prises.
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Par Olivier Marbot

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CategoryIn press, Presse
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